Le Vivant.Lois physiques.Lois métaphysiques.Nouveaux regards.Liens et références.
Qui je suis
Que savons-nous du Vivant ?
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Quand il s'agit de parler de choses très concrètes, la dureté du bois, la fluidité de l'eau ou la chaleur du feu, on arrive assez facilement à s'entendre. Mais il existe un domaine où la perception de chacun est difficilement communicable aux autres : l'au-delà. Certains perçoivent un monde invisible à leurs cinq sens, un au-delà du monde physique, un monde métaphysique. Cela signifie qu'ils ont besoin de postuler l'existence d'un tel monde pour parfaire la cohérence de l'ensemble de leurs expériences fondatrices et de leurs perceptions. D’autres n'éprouvent pas ce besoin. Il en résulte que certains croient à l’existence d’un monde immatériel peuplé par ce qu’ils nomment Destin, Forces, Être suprême, Esprit, Dieu, métaphysique, dimensions cachées ou virtuelles etc.  D’autres croient que ce qui est, se limite à l’univers matériel qu’ils perçoivent. Dans les deux cas il s’agit de voyance.

En occident, le système organisé de croyances qui rend compte de la plupart des expériences pouvant être faites avec le monde sensible s'appelle la Science. Si une personne ressent des choses qui ne rentrent pas dans cette catégorie, provisoirement ou définitivement, elle va naturellement les mettre dans la catégorie de « l’au-delà » dont la fonction est d’être un réceptacle de concepts hétéroclites qui rassemble comme par magie tout ce qui lui manque pour rendre le monde compréhensible et avoir prise sur lui.

Il n’y a aucune ironie de ma part à parler ainsi : je suis comme tout le monde et je fonctionne comme cela. On a coutume de cataloguer cet au-delà dans le domaine de la croyance, bien que postuler l’absence de ce monde hors du sensible soit aussi affaire de croyance.

Pour ceux qui font appel à un au-delà, nous observons qu’il est structuré très différemment selon les personnes, les philosophies, les cultures, les civilisations, les religions. Aucune discussion rationnelle ne peut avoir lieu entre tous ces points de vue puisqu'ils ne sont pas situés dans le même ensemble de signification. Chaque groupe tend à défendre son point de vue par rapport aux groupes concurrents dont la formulation est incompatible avec la sienne, et réciproquement. Et comme la rationalité est incapable d'assurer cette défense, il est fait trop souvent appel pour cela à une autorité invisible dont on dit avoir reçu des messages, sans bien entendu pouvoir le prouver rationnellement. Et quand on est en situation de pouvoir, on ne se prive pas de l'utiliser, au nom d'une autorité incontestable, infalsifiable dirait-on en science.

Or nous vivons tous sur la même planète.

Dans la perspective de l’émergence d’une civilisation planétaire, nous avons à dépasser nos oppositions irréductibles, soit en acceptant de vivre les uns et les autres avec des opinions contradictoires et néanmoins respectées, soit en changeant de point de vue, en changeant de croyance, et en trouvant une nouvelle cohérence « par le haut ». En fait ces deux voies sont complémentaires.

il reste à proposer des bases sur lesquelles une telle confrontation enrichissante pour tous pourrait s'opérer plutôt que d'en rester au choc des civilisations, aux excommunications et aux guerres de religions.

A partir de ce que nous savons du fonctionnement du vivant et des conséquences qu'on peut en tirer, en référence à nous-même et à la communauté humaine, nous suggérons les quelques pistes ci-après, bien incomplètes et peut-être contestables.

 

 

Accepter les limites du mental

La première condition du dialogue fructueux est d'avoir conscience des limites du mental telles qu'exposées ci-dessus et de présenter au partenaire le chemin qui nous a amené à penser de cette façon.

Si l'on y parvient, les deux partenaires auront abandonné, non pas leurs convictions, mais leur certitude d'absolu. On verra fleurir des phrases du genre : de mon point de vue... tout se passe comme si... on pourrait dire que... etc.

Le respect inconditionnel de l'autre

Aller plus loin nécessite que chacun des partenaires, sans abandonner ses propres convictions, respecte l'autonomie de pensée de l'autre et voit en lui un alter ego sur lequel il mobilise toute son empathie. Les tentatives d'utiliser à son encontre toute forme d'autorité - terrestre ou divine – seraient contreproductives et bloqueraient le dialogue.

Prendre en compte les acquis de la science... ainsi que ses doutes et ses limites

Ce point est certes contestable dans la mesure où la science est une croyance. Mais par exemple en s'appuyant sur les travaux scientifiques des exégètes, peut-on accepter que la Bible (comme le Coran d’ailleurs) soit à la fois un recueil de livres historiques et mythiques, de textes législatifs, de préceptes moraux, de mythes rassembleurs de la communauté et bien entendu qu'elle parle également d’une réalité transcendante ?

 

La contradiction n'est pas la mort

Le vivant a besoin pour fonctionner de mécanismes antagonistes. Ce n'est pas un modèle de logique cartésienne. Alors acceptons nos désaccords, après bien sûr avoir vérifié qu'il ne s'agit pas de quiproquo. Que cela ne nous empêche pas de nous sentir membres de la grande communauté humaine (et plus si affinités).

Accepter le risque d'avoir à changer de point de vue

Devant des points de vue inconciliables, il est souvent fructueux de chercher à reconstruire la suite des situations vécues qui a conduit le partenaire à adopter la croyance que nous ne partageons pas. On s'aperçoit alors souvent que l'un des deux au moins ne prend pas en compte des éléments pourtant significatifs, que ce soit pour se protéger inconsciemment ou parce que chacun a ses propres zones aveugles. Si l'on abandonne sa certitude d'avoir raison, il est alors possible de créer une nouvelle signification et dans certains cas de rapprocher les points de vue.

Postuler l’existence ou non d’un au-delà

 

Les conditions du dialogue

L'au delà du sensible

Pour un dialogue des croyances

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Mise à jour le 26/06/2010