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La hiérarchie enchevêtrée

Les niveaux hiérarchiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Les niveaux hiérarchiques

 

 

 

Dans ces trois exemples, on distingue clairement ce qui est au niveau hiérarchique de la cause et ce qui est au niveau hiérarchique de l’effet.

La hiérarchie enchevêtrée

Le système vivant est organisé comme un réseau de processus de production de composants se produisant eux-mêmes, processus qui régénèrent continuellement par leurs transformations et leurs interactions le réseau qui les a produits, et qui constituent le système en tant qu’unité concrète dans l’espace où il existe.

Francisco VARELLA

Cette structure qui ne nous est certes pas familière, se retrouve déjà dans les systèmes vivants les plus rudimentaires comme les organismes monocellulaires où la dynamique cellulaire produit les membranes qui à leur tour permettent la dynamique cellulaire. Les membranes délimitent des circuits à l’intérieur desquels des flux de matière et d’énergie sont transportés, sans se mélanger ni se perdre, à l’abri d’une clôture qui définit et distingue l’intérieur du système vivant.

On peut dire que les différentes membranes de la cellule constituent une usine chimique constitué de réacteurs, de conduits etc. Et que produit cette usine ? Elle produit des réacteurs, des conduits etc. Le tout fonctionne dans une dynamique circulaire où chaque élément joue tour à tour le rôle d’outil de production et de produit fabriqué.

 

Le système vivant que nous connaissons le mieux, c’est à dire nous-même, fonctionne de la même manière, même si les circuits en boucle fermée, les tissus différenciés et les sous-ensembles y apparaissent en très grande variété.

 

Le système formé par les mains qui se dessinent réciproquement, l’organisme monocellulaire, l’arbre, l’animal, vous et moi, ont en commun une structure bâtie sur la notion de hiérarchie enchevêtrée. Les composants de ces systèmes sont successivement la cause puis l’effet puis la cause etc., le peintre puis le tableau, puis le peintre, etc.

Mais il y a plus ! En produisant les membranes, cette dynamique cellulaire est à même d’en modifier l’agencement - de modifier les réacteurs chimiques ou la connexion des tuyaux, pour reprendre l’image de l’usine chimique - ce qui à son tour modifie la dynamique cellulaire et partant l’organisation du système.

Le système se modifie et se transforme en vivant !

L’identité du système vivant n’est pas définissable par ses composants car ils évoluent au cours du temps. Elle n’est pas non plus définissable par son organisation, car elle aussi évolue dans le temps ! Et cependant on sait bien qu’un être vivant est une unité concrète et unique ; mais qu’est-ce donc qui définit son identité ?

Une structure qui se transforme

Le système vivant est capable de muter. Cela est bien connu pour les virus qui, attaqués par les antibiotiques, deviennent résistants. Les végétaux aussi disposent de capacité de mutation considérables : sur un même arbre il peut y avoir des branches n’ayant pas la même identité génétique, en l’absence de toute greffe bien entendu ; les pépiniéristes proposent ainsi des arbustes d’ornement sur lesquels des branches portent des feuilles vertes, d’autres des feuilles jaunes. Chez l’homme on ne voit pas se produire de tels phénomènes. Quand  une chevelure féminine arbore une magnifique couleur bleue, la génétique n’y est pour rien ! Et cependant nous verrons qu’il se produit bien aussi chez l’humain des mutations ; on les observe dans la plasticité de son système de connaissances symboliques : « changer de regard » est une mutation, une transformation de structure.

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Mise à jour le 10/01/2010