Le Vivant.Lois physiques.Lois métaphysiques.Nouveaux regards.Liens et références.
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Que savons-nous du Vivant ?
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On sait, on ne sait pas

Ce que l’on sait

Probabilité, d’où viens-tu ?

Tels sont les dispositifs que l’on trouve à l’oeuvre dans tous les êtres vivants, (ainsi bien sûr que les mécanismes classiques de la mécanique rationnelle, de la mécanique des fluides etc.) et qui permettent d’en décrire le fonctionnement, dans l’enracinement des lois de la physique. Il est étonnant que ces concepts, qui ne sont pas spécifiques au vivant, soient en nombre si restreints. Certes, ils ne nous sont pas toujours familiers et il faut un certain effort pour en assimiler toutes les propriétés.

Notons que les mécanismes de reproduction n’appartiennent pas aux propriétés constitutives du vivant, bien que si les vivants ne se reproduisaient pas, nous ne serions pas là pour en discuter. On pourrait en rendre compte avec les mêmes ingrédients.

L’apparition et l’existence de la vie est compatible avec les lois de la physique. Cette modélisation rend compte de comportements que nous attribuons au vivant (création d’une clôture à l’intérieur de laquelle le système fonctionne, adaptation imprévisible à son environnement, finalité plus que causalité immédiate etc.), sans faire appel à des notions complémentaires : étincelle de vie (venant d’où ?) ou création divine.

Cela pourrait conduire à un certain désenchantement du monde. Ce serait ne pas voir que cette description du vivant, tout en étant opératoire pour en décrire les manifestations, est à la fois incomplète et incorporant de la non-connaissance. Ceci laissent ouverte, rassurez-vous, toutes les interrogations existentielles, métaphysiques, philosophiques, spirituelles ...

Quelle place pour « l’esprit ? »

 

Tout d’abord, cette modélisation du vivant ne rend compte que du substrat matériel de ce vivant, du corps en quelque sorte.  Elle ne rend absolument pas compte de cette expérience pourtant vécue par chacun de nous, et semble t-il de manière variable, que nous exprimons par les notions de pensée, d’esprit, de conscience, d’intuition etc. Cette modélisation du physique, bien que performante et réaliste, est donc incomplète et ouverte.

Nous savons que la pensée a une action sur le cerveau par l’intermédiaire des amplificateurs quantiques qu’il contient, mais nous ne savons pas ce qu’est la pensée.

Nous ne savons pas où s’arrête la présence de l’esprit (« esprit » au sens le plus général du terme) quand nous parcourons l’échelle de la vie : l’humain, le singe, le corbeau, la fourmi, la bactérie, le champignon, l’arbre, l’éco-système, voire certains ensembles minéraux.

Nous ne savons pas si, habitués à une échelle d’espace et de temps adapté à la vie humaine, nous ne passons pas à côté de certains phénomènes vivants qui ne peuvent être distingués que sur des temps géologiques ou à des échelles astronomiques.

Chacun peut se poser légitimement toutes ces questions et croire à certaines réponses, variables selon les personnes. Ces croyances sont fondamentales, mais elles sont d’une autre nature que le savoir exposé ci-dessus sur le fonctionnement du vivant. Cette modélisation du « corps » du vivant conduit toutefois à explorer ces questions sous un jour nouveau, en comprenant mieux la manière dont nous acquérons nos connaissances, en explorant les failles de notre logique et en osant s’aventurer à donner (enfin) un statut à l’esprit.

Mes éléments actuels de réponse sont présentés dans l’onglet Lois métaphysiques

Ce que l’on ne sait pas

Ce modèle du vivant contient également en lui une seconde non-connaissance, cachée dans la notion de probabilité. Nous avons vu que dans les solutions des équations définissant l’évolution des systèmes instables - la marche arrière d’une voiture et de sa remorque - il y avait d’une part la trajectoire inverse de la marche avant, et d’autre part une infinité de trajectoires possibles définies par une courbe de probabilité. C’est cette courbe de probabilité qui donne au présent sa capacité de création de radicalement nouveau.

Quand on joue aux dés un grand nombre de fois, on constate que l’on tombe presque une fois sur six sur le 1 (et de même sur le 2, le 3, le 4 et le 5). Mais comment définir qu’une suite de chiffres est « parfaitement au hasard » ?

Rien ne ressemble plus à une « vrai » suite aléatoire qu’une suite fabriquée qui est capable de fausser le jeu car ayant du sens.

Supposons que je joue aux petits chevaux et qu’au lieu de jeter les dés, je dispose d’une suite obtenue par le jeté successif des dés : une vrai liste aléatoire ! Mais au lieu de prendre les chiffres exactement dans l’ordre de ma liste, je peux en intervertir un parmi les dix premiers de la liste et je ne recommence pas mon coup de pouce du destin avant d’avoir joué neuf autres coups « normalement. Qui peut s’apercevoir que je triche puisqu’au bout de dix coups, chaque chiffre aura été tiré à peu près le même nombre de fois ? Cela me permet plus souvent qu’à mon tour de jouer le six quand je veux sortir un petit cheval ou le chiffre qui va bien pour supprimer un petit cheval adverse qui est devant moi !

 

Savoir et Croyance

Cette vision du vivant, et donc de l’humain, nous montre d’une part comment le vivant fonctionne et comment ses fondements sont enracinés dans les lois générales de la physique. Elle nous montre d’autre part quelles sont les limites indépassables de la connaissance rationnelle au-delà desquelles on entre dans une zone aveugle. Or le vivant a un besoin vital de connaître son environnement, soit pour s’en protéger, soit pour y puiser sa nourriture et/ou son énergie.

L’humain ne supporte pas de vivre avec des zones de non-savoir et il résout cette difficulté en adjoignant au domaine du savoir celui de la croyance. Personne ne peut vivre sans croyance.

Soit «  Je crois qu’il y a un au delà à l’univers accessible à mes cinq sens », soit « Je crois qu’il n’y en a pas ». Dans ces deux cas, il ne s ‘agit pas de savoir mais de croyance. Si l’on recherche les synonymes de ces deux mots, on obtient par exemple les équivalents suivants :

On observe que le mot Savoir renvoie à la notion de connaissance acquise et partagée par un groupe et que le mot Croyance renvoie à un engagement personnel. Ce sont les deux piliers complémentaires et indispensables de la psyché humaine.

L’exploration du domaine de la croyance est fondamental pour comprendre l’humain, mais il est important de ne l’aborder qu’après avoir bien exploré et compris la logique et les contraintes du fonctionnement de l’humain.

Einstein disait : « Dieu ne joue pas aux dés ».

Et s’Il y jouait... en trichant ?

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Mise à jour le 15/08/2010

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un système dynamique ouvert
La créativité de l’instable
capable d’émergences
à hiérarchie enchevêtrée