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Économie et politique

En s’appuyant sur les connaissances acquises concernant le Vivant et en sachant que la survie de l’espèce humaine passe par la métamorphose de notre civilisation, nous pouvons esquisser ce que pourrait être un nouveau comportement individuel et collectif qui, s'il était adopté par le plus grand nombre, permettrait l'émergence d'une nouvelle Humanité, vivant en relation équilibrée avec elle-même et avec l'ensemble des règnes animal, végétal et minéral.

 

 

Les manifestations de la crise

La terre est aujourd’hui confrontée à une crise systémique considérable et potentiellement mortelle.

Mise à jour le 6/02/2010

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La seule issue :  une société autonome

Chacun des dérèglements évoqués ci-dessus peut entraîner la planète dans un cataclysme destructeur pour l’espèce humaine. De plus, ces dérèglements interagissent tous les uns avec les autres : ils forment un système dynamique complexe. Or ce système Terre n’a plus les moyens de supporter les contraintes que lui impose notre civilisation Il doit pour survivre quitter son système actuel de régulation stable et plonger dans une nouvelle structure : la larve doit devenir libellule ... ou disparaître.

Les humains, à l’origine de la méga-crise par leur comportement collectif, sont dorénavant placés devant une alternative très simple : ou bien ils inventent un mode de régulation collective radicalement nouveau susceptible de surmonterl’ensemble des menaces identifiées, ou bien ils disparaissent, anéantis par l’un ou l’autre des dérèglements qu’ils ont provoqués.

Pour ma part, je ne vois qu’une piste possible même si elle parait extraordinairement difficile : se libérer de l’aliénation que représente l’organisation hétéronome actuelle des humainsbet construire ensemble une société autonome.

Pour parvenir à cette métamorphose, il nous faudra innover, inventer et pratiquer d’autres régulations, basées sur autre chose que l’expansion illimitée de la consommation, le chacun pour soi économique, la prééminence incontrôlée des puissances financières, l’hégémonie culturelle de l’occident. A l’échelle de la planète, mais aussi à l’échelle des régions et dans le comportement de chacun.

Cette civilisation nouvelle, si elle voit le jour, sera organisée comme un système vivant. Personne ne peut construire un tel système ; il sera une émergence, une oeuvre collective ou ne sera pas.

De même qu’il n’y a pas dans mon cerveau de cellule nerveuse chef qui imposerait sa volonté aux autres cellules, ce ne sera pas un super ONU ni un G2, un G20 ou un G120 qui nous sortiront de la crise.  L’artisan du changement devra être le citoyen de base, chacun des six milliards et demi de nos concitoyens. Le résultat en sera le passage d’une centaine de sociétés hétéronomes (les états actuels) à une  société autonome : le grand corps de l’Humanité.

Un nouveau regard sur la politique

La politique est l’organisation de la vie collective. Dans la société autonome, chaque citoyen sera un homme politique.

Dans la conception actuelle de la vie politique, on distingue les « hommes (ou les femmes) politiques » et, par opposition, ceux qui ne le sont pas. Les hommes politiques exercent le pouvoir. Cela signifie, même si des processus démocratiques d’ailleurs critiquables, les ont désignés, qu’ils ont le privilège exorbitant d’imposer leurs vues par la contrainte.

Dans la société autonome, cela n’a pas de sens ! Chaque citoyen, dans sa double dimension individuelle et collective, dispose d’un pouvoir d’influence. Il subsistera sans doute toujours des instances organisant la vie sociale à l’échelle de la commune, de la région, du continent, mais les partis politiques tels que nous les connaissons n’y exerceront plus le pouvoir puisque comme leur nom l’indique, ils sont au service d’une partie et non du tout. Toute opinion, fut-elle minoritaire, est digne de respect. Tel n’est évidemment pas le cas dans la vie politique actuelle !

La voie de l’architecte ou celle du vivant

Pour faire advenir cette grande métamorphose, il est impossible de compter sur la voie électorale, car le chemin passe par l’expression d’opinions déviantes, donc forcément minoritaires au début. Seuls la prise de conscience et l’action déterminée de citoyens seront capables de faire émerger cette nouvelle civilisation.

Avant l’émergence, il n’est pas possible de définir la forme qu’elle prendra. L'histoire nous a montré qu'une révolution vers une nouvelle société hétéronome réputée meilleure s'est toujours construite à la manière dont un architecte construit une maison : d’abord il fait les plans (« le capital » de Karl Marx ou l’instauration de la démocratie en Irak de Bush et Blair) puis il rassemble les matériaux et bâtit les murs et le toit ...et on récolte le Goulag et les attentats suicides.

Le vivant, autonome, procède autrement. Chaque cellule, chaque organe définit lui-même sa voie. Il le fait dans la conscience du collectif en sachant que le « chacun pour soi » produit le cancer et en restant continuellement ouvert à son environnement pour s'y adapter.

Ce n’est donc pas la société autonome que nous pouvons décrire, mais le profil de ce citoyen individuel et collectif, capable de faire émerger cette société.

                    Je ne comprends pas pourquoi

les écolos ne croient pas que la science va tout arranger.

             Je passe bien par les cheminées, moi !

Nous vivons tous à l’ombre de ces menaces. On peut certes choisir la politique de l’autruche, ou bien croire benoîtement que « La science trouvera une solution ».

Mais les faits sont têtus. et s’imposeront à nous d’une manière ou d’une autre.

 

 

             

D’après Jean-Pierre Petit

http://www.jp-petit.org/

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